ULTRA MARIN : 177KM D’ESPOIR POUR CASIOPEEA !

vendredi 30 juin 2017

Ce vendredi 30 juin donnera le « top départ » du Raid du Golfe Ultra Marin. Si différents parcours sont proposés, le plus prestigieux reste celui du Grand Raid, des 177km tout autour du Golfe du Morbihan. Parmi les participants : 10 femmes de l’association Casiopeea, qui veulent prouver que le sport peut vaincre la maladie

 

« On se bat, mais cette fois, il n’y a pas de soumission, c’est nous qui fixons les règles du jeu »

En quelques mots Nathalie Daniel résume parfaitement sa bataille contre le cancer. Aujourd’hui, c’est une nouvelle bataille qu’elle entame en relais, à 18h sur l’esplanade du port de Vannes : celle de boucler les 177km du Grand raid du golfe en relais, mais une bataille dont elle est maître, une bataille dont elle a fixé les règles du jeu.
Fondatrice de l'association Casiopeea, basée à Paris, elle propose chaque semaine des sorties outdoor pour  permettre aux femmes malades de  « sortir » : sortir de l’hôpital pour aller marcher ou courir, sortir de la maladie, sortir d’elle-même.

5 Morbihannaises + 5 Parisiennes = 177km 

Fruit du travail de l’association avec l’Institut Curie et la Ligue contre le cancer du Morbihan (Sylviane Guidoux et Sandrine Joubert), elles seront dix à s’élancer ce vendredi 30 juin. Leur projet est également soutenu par Raidlight (Amaury Tiberghien), Endurance Shop (Eric Perrot) et le Département du Morbihan (représenté par Christine Penhouët).
Elles ont entre 23 et plus de 50 ans. « On a toutes été atteintes par un cancer. Certaines ont subi une ablation du sein et suivent des traitements très lourds de chimiothérapie et radiothérapie. L’une d’entre nous a subi une greffe de cœur. Mais aujourd'hui, le sport nous aide à reprendre confiance en nous et en notre corps », explique Nathalie David. 
Les dix participantes s’entraînent depuis le mois de janvier. Pour certaines, elles n’avaient jamais chaussé de baskets. C’est un réel défi après plusieurs mois de traitement. Florence raconte : « étant en reconstruction, je ne peux pas courir, mais je vais faire de la marche rapide sur 14.7 kms. Avec un peu de chance, je pourrais voir le lever de soleil […] »

Quand on a mal aux muscles, on se sent vivant !

« Cette course est un véritable défi personnel et va me permettre de faire le point sur ces années de traitement. C’est une façon de prouver que l’on peut avancer. Je vais me retrouver avec moi. Je vais avoir mal, mais c’est bon d’avoir mal quand on a mal aux muscles et que cela nous permet de nous sentir vivant. C’est stimulant et c’est encore plus stimulant de voir que l’on y arrive. Aujourd’hui, j’ai soif de vivre […] C’est une belle aventure, d’autant plus stimulante qu’elle est collective […] Et au-delà du défi sportif, je veux que chacun prenne conscience de l’importance de la prévention, à tout âge », poursuit Florence.

Le sport comme nouveau départ

Une autre participante, Isabelle, témoigne : « J’ai déjà bouclé le 177kms en 2014. C’était avant la maladie. En décembre, lorsque j’ai reçu mon carnet de route pour les 5 prochaines années, je n’avais plus envie de rien. En parlant avec une infirmière de mon goût pour la course à pieds et l’Ultra Marin… elle m’a parlé de l’association et me voilà aujourd’hui. Je pars pour courir 20 kms. Nous sommes venues début en juin en repérage, plein de souvenirs sont revenus. Et le fait de me remettre à courir me donne aujourd’hui envie de laisser le cancer derrière ! Nous allons le faire ensemble : nous partageons la maladie, mais là nous sommes parties pour partager autre chose. »

A vos marques !

Au top départ du Grand raid, la jeune Anaïs Quéméner, la marraine de l'association, s'élancera pour l'équipe de Casiopeea. Un beau symbole : elle-même malade et sous traitement jusqu'en février 2016, elle a remporté le championnat de France de marathon en septembre de la même année. Chacune passera ensuite le relais. Leur objectif : boucler les 177 km avant samedi 22 h, afin d'égaler le temps mis en 2016 par Nathalie David. 
Mais pour autant, plus que pour tout autre coureur, l'essentiel pour elles est de participer, sous le signe de l’espoir en référence à Cassiopée, la constellation emblème de leur association.

Bonne chance à elles et à tous les autres coureurs de cette 13e édition du Raid du Golfe