TOUR DE FRANCE: BARGUIL UN FEU D'ARTIFICE LORS DE LA 13E ÉTAPE

vendredi 14 juillet 2017

Les Pyrénées sont françaises ! Après Romain Bardet, le morbihanais Warren Barguil a enlevé la 13e étape du Tour, vendredi, à Foix, le quatrième succès d'un coureur français depuis le départ.

 

Dans ce second acte pyrénéen, passionnant de bout en bout, rapide et tactique, le champion d'Italie Fabio Aru a été souvent attaqué mais a conservé le maillot jaune de leader.

Pour gagner, Barguil -le 16e Français à gagner le 14 juillet depuis la reprise de l'après-guerre- a réglé au sprint ses trois compagnons d'échappée, le Colombien Nairo Quintana et les Espagnols Alberto Contador et Mikel Landa.

"J'avais de super jambes !", s'est exclamé Barguil, vainqueur pour la première fois sur le Tour. Dimanche dernier, il avait été battu de justesse par le Colombien Rigoberto Uran après examen de la photo-finish à Chambéry.

"Je prends du plaisir comme jamais sur mon vélo, à attaquer comme je le faisais en amateur", a ajouté le jeune Breton (25 ans), originaire du Morbihan et passé pro en 2013 dans son équipe actuelle.

Barguil, qui a conforté sa position en tête du classement de la montagne, a laissé exploser sa joie: "J'aime bien ces étapes courtes, nerveuses. On ne calcule pas, ça attaque de partout !"

A l'attaque dès le départ de Saint-Girons, le Français a été débordé ensuite par le duo espagnol formé de Contador et Landa qui ont enflammé cette étape longue à peine de 101 kilomètres mais comportant trois cols de première catégorie.

 

L'équipe de Froome à l'attaque 

 

Les duettistes espagnols, partis à 71 kilomètres de l'arrivée, sont passés en tête au sommet du col d'Agnes mais ont été rejoints avant le sommet du mur de Péguère, la dernière difficulté, par Barguil et Quintana.

Dans Péguère, puis dans la longue descente vers Foix, les quatre premiers du Tour (Aru, Froome, Bardet, Uran) se sont neutralisés malgré maints démarrages.

Sur le final, l'Irlandais Dan Martin puis le Britannique Simon Yates ont faussé compagnie à leurs compagnons pour grignoter quelques secondes.

 

 

Photo : Lionel BONAVENTURE